Une nou­velle vie pour le caba­ret Chez Coville

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C’est un lieu en plein cen­tre­ ville de Mont­fort l’Amaury qui, pen­dant des décen­nies et même aujourd’hui encore, a sus­cité la curio­sité des habi­tants et des pas­sants.

Car der­rière le grand por­tail, sous le nom « Chez Coville », se cache un caba­ret qui a reçu le Tout-Paris, notam­ment Bri­gitte Bar­dot, pen­dant des années. C’est même l’ico­nique actrice qui avait souf­flé l’idée de ce lieu de spec­tacle à son ami Pierre Coville. (Lire ci-des­sous)

Mais ce Mont­for­tois qui a connu mille vies, anti­quaire, capi­taine des pom­piers, humo­riste et ami des stars, a rejoint les étoiles en août 2025, à l’âge de 93 ans, lais­sant der­rière lui une part du patri­moine du vil­lage médié­val yve­li­nois.
 

Racheté par un enfant du pays

Lorsque le site a été mis en vente, au prin­temps 2025, c’est un enfant du pays qui s’est posi­tionné: Char­lie Clarck, 41 ans, qui a fait toute sa sco­la­rité à Mont­fort, com­mune où il est encore très investi, notam­ment au sein de la paroisse.

Aujourd’hui, il habite dans un vil­lage voi­sin, à Bazo­ches­sur-Guyonne, avec sa femme Lae­ti­tia, et leurs 5 enfants. « Chez Coville, je connais depuis gamin. J’ai com­mencé la magie à l’âge de 8 ans et je me suis même pro­duit sur cette scène ! », raconte Char­lie qui, ado­les­cent, avait dit à ses parents, sous forme de bou­tade, qu’il rachè­te­rait ce caba­ret un jour.
 

Le rêve devient réa­lité

Une tren­taine d’années plus tard, la plai­san­te­rie devient réa­lité et un rêve se réa­lise.

Après sa période de magi­cien pro­fes­sion­nel sur dif­fé­rentes scènes pari­siennes, Char­lie Clarck est repéré par Canal + en 2013. Il devient alors ani­ma­teur télé sur dif­fé­rentes chaînes dont Direct 8 avant de se lan­cer dans une autre aven­ture aux côtés de son épouse.

Il y a 10 ans, ils créent leur entre­prise de conseil et for­ma­tion en com­mu­ni­ca­tion orale pour diri­geants, bap­ti­sée Whist­com. Parmi leurs clients, des membres des comi­tés exé­cu­tifs de grandes entre­prises dont cer­taines du CAC40. La société prend son envol et c’est grâce à cette réus­site que le couple est en mesure de rache­ter Chez Coville.

Pour faire revivre ce lieu, dont ils comptent conser­ver le nom pour pré­ser­ver son his­toire, Char­lie et Lae­ti­tia ont déjà plein d’idées en tête.

Mais il va fal­loir patien­ter car au regard de l’état du site, il fau­dra au mini­mum deux ans de tra­vaux pour tout remettre en état.
 

Faire revivre le caba­ret et l’ouvrir au public

La prio­rité, faire revivre le caba­ret. Il sera amé­lioré, avec un espace bal­con, et ouvrira au public le week-end. « L’idée c’est d’en faire un haut spot cultu­rel en fai­sant venir des artistes de renom. On veut que cette salle de spec­tacle, qui dis­pose déjà d’une aura et d’une éner­gie natu­relles, devienne un club chic tout en gar­dant ce qui fait son âme. »

Le pro­jet d’un res­tau­rant est éga­le­ment au menu « avec une per­sonne au piano et des danses après le dîner. On peut éga­le­ment ima­gi­ner des brunchs musi­caux, ce que l’on ne trouve pas actuel­le­ment à Mont­fort. »

Dans une autre par­tie du site, au rez-de-chaus­sée d’un immeuble du XVIe siècle, deux salons pri­va­ti­sables seront amé­na­gés dans un esprit club irlan­dais, per­met­tant aux habi­tants du ter­ri­toire d’orga­ni­ser des repas ou des fêtes en petit comité.
 

Un nou­veau coeur vivant du vil­lage

Du ven­dredi au dimanche, les accès de la rue Coville seront ouverts au public, un axe tra­ver­sant qui per­met de relier la place Brault à la place Lebre­ton, per­met­tant ainsi un désen­cla­ve­ment du quar­tier. « Les pas­sants sont deman­deurs et curieux. De plus, cela per­met­tra de créer un autre pôle d’ani­ma­tion au sein du centre-bourg, en paral­lèle de la place de l’église. »

Char­lie Clark a l’inten­tion de cou­vrir la sente d’une belle ver­rière telle une halle pari­sienne: «Ce qui per­met­tra de l’uti­li­ser en toute sai­son et de pro­po­ser des ani­ma­tions, à Noël ou lors de la Fête de la musique par exemple. »

En revanche, en semaine, le site sera réservé aux acti­vi­tés de la société Whist­com car il est prévu l’amé­na­ge­ment de plu­sieurs salles de for­ma­tion ainsi qu’un pla­teau télé. « Au même titre que le caba­ret, ces amé­na­ge­ments ser­vi­ront à pro­po­ser une nou­velle expé­rience à nos clients. Ce sera une sorte de labo­ra­toire autour de la prise de parole dans le cadre de nos for­ma­tions à la com­mu­ni­ca­tion orale. »
 

« Une aven­ture presque phi­lan­thro­pique »

Un grand pro­jet de famille qui va mettre quelques années avant de voir le jour au regard des nom­breux et impor­tants tra­vaux à entre­prendre. Mais Char­lie et sa famille sont enthou­siastes.

«Nous avons racheté un bout de l’his­toire de Mont­fort. On se lance dans une aven­ture presque phi­lan­thro­pique car on sait qu’on ne se fera pas beau­coup d’argent avec ce pro­jet. Ce n’est pas le but recher­ché d’ailleurs. Ce qui nous fait vibrer, c’est le fait de conser­ver un pan de l’his­toire de la com­mune. Ce lieu, qui a déjà une âme, sera moder­nisé et pro­fes­sion­na­lisé pour accueillir le public en toute sécu­rité. »

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